
La dernière torpille de l'UB-109
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Aout 1918 |
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Ce n'est pas le SS Helge mais ça lui
ressemble |
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Le navire
Construit en 1877 par W.Gray &
Co., West Hartlepool GB
Armateur : A.B. Uner
Homeport, Norköping
Long. 78m, larg. 9m40, creux
5m80
Machine compound de 101 CV
nominaux
Equipage 17 dont deux femmes |
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La
dernière traversée
Le 21 Aout 1918, le
Helge en compagnie de plusieurs navires se met en route en convoi depuis
Londres à destination de Brest avec un chargement de 1510 tonnes de ciment
en sacs. Après une escale au Havre puis à Cherbourg, il reprend la mer le 25
en compagnie du vapeur français Pontet-Canet et de deux autres suédois, les
vapeurs Dux et Venersborg. Le convoi est escorté par deux chalutiers armés.
Mais sur la route de Brest, à une douzaine de milles dans le NNW des Héaux
de Bréhat, il croise le sous-marin UB-109, Kplt Kurt Ramien, qui rentre d'une
patrouille guère fructueuse en Atlantique. Sans être repéré, il se place en
position de tir et à 21h15, il lance une première torpille. Le Pontet Canet
est atteint et commence à couler. Grosse émotion dans le convoi qui se
disperse tandis que les escorteurs tentent de retrouver la tace de l'U-Boot.
Les trois suédois mettent cap au sud pour chercher la protection de la côte
et tenter ainsi d'échapper au sous-marin.
Peine perdue, l'UB-109 a gardé le contact et les suit puis se place une nouvelle fois en
position de tir. Une torpille part et touche le Helge à hauteur de la soute
avant. Le vieux navire est littéralement coupé en deux par l'explosion et
coule instantanément, laissant 4 naufragés, dont le capitaine, qui surnagent
en s'accrochant à des épaves. Le sous-marin vient en surface et après avoir
demandé aux rescapés le nom de leur navire, sa provenance et sa destination,
il disparait dans la nuit. Deux marins suédois vont dériver longuement jusqu'au cap
Fréhel tandis que le capitaine et un homme vont passer trente trois heures
dans l'eau avant d'être recueillis par un dragueur et débarqués à St Malo. |
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| La fin de l'UB-109
Poursuivant
sa route sur le chemin du retour vers leur base de Zeebrugge, Kurt Ramien et
ses hommes remontent la Manche en direction du Pas de Calais. C'est toujours
un passage délicat car les Alliés ont établi de véritables barrages de mines
de plus en plus sophistiqués. En général, les Commandants d'U-Boot
préfèrent tenter de forcer le passage de nuit.
C'est ce que fait Ramien, mais malgré sa prudence, il est détecté par une
ligne d'hydrophones que les Anglais ont installé récemment et lorsque le
sous-marin arrive à hauteur du piège qui lui est tendu, un opérateur à terre
déclenche à distance l'explosion d'une mine. Les conséquences de l'explosion
sont dramatiques. Eventré, l'UB-109 va aussitôt au fond sur lequel il s'immobilise.
La plupart de son équipage a trouvé la mort quasi instantanément mais
pourtant neuf hommes dont Kurt Ramien sont encore vivants, prisonniers du
kiosque. Dans le noir et dans l'angoisse que l'on imagine, il faut noyer ce
compartiment afin d'équilibrer les pressions et pouvoir ouvrir le panneau
d'accès. Dès que cette condition est réalisée, le panneau est ouvert et les
uns après les autres, les marins naufragés sont poussés hors du kiosque par
Ramien qui évacue le dernier. Au cours de la remontée, l'un d'eux va se
noyer, ce qui fait qu'ils ne seront plus que huit survivants bientôt
repêchés par un chalutier armé anglais. Kurt Ramien prend alors le chemin
d'un camp de prisonniers en Angleterre ; il en sortira un an plus tard. |

Konteradmiral
Kurt Ramien en 1939 |
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L'épave aujourd'hui
Prof. moyenne 40 m. Localisation
48.49N 02.45W env. 10 m ENE de St Quay Portrieux

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L'étrave et
une ancre |
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L'hélice, l'étambot et la structure qui se dégrade |
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Les sacs de
ciment de la cargaison du dernier voyage. Les photos
sous-marines sont © SMPE
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